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LA GESTION DES ÉMOTIONS





LA COLÈRE - émotion qui réagit à une stimulation extérieure - mon cœur s’accélère, mes mâchoires se serrent, mes épaules se contractent, parfois sans même que je m’en aperçoive. Mon corps libère de l’adrénaline et du cortisol. Je me sens stressé, submergé, plein de ressentiment ; je réagis en instinct de survie, de défense.

Si l’on « ré-agit » aussi rapidement, c'est parce que notre mémoire cellulaire et notre cerveau sont allés rechercher des exemples similaires de ressentis, où l’on a déjà exprimé notre colère, et ils se raccrochent à ces souvenirs pour répondre à cette nouvelle stimulation et lui donner plus de sens, plus de force.

En sophrologie, on va travailler sur les ressentis du corps, en se mettant à l’écoute de ce qui s’y passe. On va travailler à détendre chaque partie de notre corps, particulièrement la tête, le cou et les épaules pour cet exemple. On va également pouvoir utiliser des mouvements d’expulsion du négatif pour se débarrasser des tensions, des sensations désagréables ressenties. On va ensuite pouvoir travailler sur la mémoire des émotions, pour retrouver ce qui se cache à chaque fois derrière cette colère, ce qui s'active et nous fait réagir, et tirer le fil : peut-être un besoin de reconnaissance non reçu de nos parents, un manque de confiance en soi suite à des moqueries à l’école, un sentiment d’abandon suite à une rupture, une injustice au travail, etc… En remontant notre histoire et en identifiant les événements similaires envers lesquels on a réagi en utilisant la colère, on va pouvoir les lier entre eux, les étiqueter dans notre mémoire et leur trouver un dénominateur commun. En comprenant l’élément déclencheur, on va réussir petit à petit à remplacer la colère par l’acceptation de l’événement. D’abord parce qu’il appartient au passé et que rien ne peut le modifier ; ensuite parce que ce qui s’est passé est neutre par essence, c’est moi qui lui donne une tonalité, un sens, qui réagit avec mon vécu, avec mon corps, avec mon mental.

Et l’on va pouvoir commencer à remplacer le négatif par du positif, à cesser de la nourrir cette colère, à se libérer de la place qu’elle prend, pour y mettre autre chose. Et cet « autre chose », la sophrologie va l’y aider aussi.

En permettant d’aller chercher nos propres ressources, à retrouver de l’estime de soi, en prenant conscience de nos valeurs dans l’existence, en acceptant ce qui arrive tel qu’il est et pour ce qu’il est : une expérience qui nous est offerte de tester nos limites, de s’interroger, de faire des choix, de dire ce que l’on est, ce que l’on pense vraiment, sans le portevoix des émotions.

L’émotion n’est pas pour autant négative. Elle nous donne un signal, une information sur notre état d’esprit. A nous de voir ce que l’on décide d’en faire pour ne pas se laisser submerger. S’exercer à la voir arriver au loin, réussir à l’identifier, et établir comme une connivence entre elle et nous. Lui demander de s’assoir à nos côtés, et discuter pour comprendre sa venue. Ou bien l’identifier, la faire ralentir, sans l’ignorer pour autant, pour rester dans ce qui se vit, à l’écoute du moment présent, en reprenant lentement le contrôle, par la respiration ou la visualisation.

Peu à peu, la réaction colérique va se dissiper dans notre vie. Le mental va comprendre que l’on a déjoué sa stratégie de mise à l’épreuve, d’automatisme.

Nous sommes dans un nouvel état de conscience, libéré de notre colère envahissante, enrichi de la compréhension et de la confiance en soi par laquelle nous l’avons peut-être remplacée.

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